La gravière

Dernière d’une série exploitée au long des siècles le long de la route de Bouy, la gravière communale a gardé la richesse de son biotope devenu si rare dans la plaine dénudée. Un creuset où quelques espèces animales subsistent. C’est surtout le cas des amphibiens qui y trouvent un refuge bienvenu. On peut y compter le triton crêté dans les mares restantes, de même que les crapauds (alyte accoucheur, pélodyte ponctué, calamite) et les grenouilles qui hivernent dans les grèves. Autant d’espèces devenues rares en Champagne-Ardenne. Ajoutons à ce bestiaire très discret, la venue plus ou moins éphémère de colonies d’hirondelles de rivage qui profitent de la falaise de sable pour nidifier dans des trous.

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Autre intérêt de la gravière, la présence de l’arbre des betteraviers. Jusqu’en 1964, des saisonniers flamands venaient travailler la betterave à sucre, démariage et arrachage, dans les fermes des environs. Ils avaient l’habitude de se retrouver sous les frondaisons d’un marronnier pour déjeuner ou s’abriter de la pluie. Des contacts ont été repris après la mécanisation de ces rudes travaux. Et depuis, les communautés des anciens betteraviers provenant de Koekelare (près de Brugge) et leurs employeurs champenois se retrouvent régulièrement pour ne pas perdre la chaleur de ces moments intenses. Preuve de la solidité de ces marques d’amitié, les monuments élevés autour de l’arbre symbolique et sur le parvis de l’église Saint-Rémi.

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Heureux Belges devant le marronnier devenu propriété flamande.

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Scène d’allégresse sur la place de Livry lors de la réception de nos amis belges.

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Suite de la balade : le pont de Louvercy
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